Un défi vraiment idiot... #noscreenchallenge
Cette semaine donc j'ai décidé de participer à une défi vraiment idiot, se passer de l'écran de mon appareil numérique pendant tout une semaine. Idiot, c'est pas moi qui le dit, c'est l'initiateur de ce défi dans l'article de blog suivant : http://monsterfred.wordpress.com/2011/11/03/jai-lance-un-defi-completeme...
Voilà donc le résumé de cette semaine un peu particulière jour après jour. Les photos sont brutes de capteur ou presque (juste un preset DxO).
Day Zero :
Avant toute chose il fallait décidé de l'appareil à prendre pour la semaine. J'ai exclu d'emblée de ne rester qu'à l'argentique. Toutefois, afin d'éviter, par simple habitude, de regarder l'écran, j'ai décidé de customiser un peu mon appareil. Un coup de gaffer et c'est bon.
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Par contre petit #fail, le fait de cacher l'écran empêche d'accéder à certaines fonctions comme le réglage des isos. Cacher un écran peut-il être un bon test pour l'ergonomie d'un appareil photo?
Day One :
Premier jour avec un petit shooting prévu sur un chantier en construction. Pas de pression, c'était pour moi avant tout et accessoirement pour les souvenirs de la personne qui me l'a commandité. Tranquillement j'ai donc fait les photos en veillant à bien consulter les différents paramètres affiché dans mon viseur. Pour les portraits j'ai l'habitude de vérifier l'exposition et de refaire la photo. Cette fois-ci j'ai fait au jugé en contrôlant l'exposition sur le visage de la personne. Au final en regardant les photos le soir, assez peu de déchets. Il y'a quelques photos que j'aurais sans doute refait si je les avais vu (surtout des problèmes de vitesse) mais j'en aurais certainement loupé d'autres. L'expérience est concluante. Dans un reportage, l'écran finalement est plus un frein qu'une véritable aide.
De bons outils pour de bons ouvriers
En réfection
Day Two :
Assez peu de photo ce jour là et la grosse lose de la semaine. Je soulève mon sac, j'entends quelque chose tomber derrière moi et je vois mon réflex au sol. Bilan des courses, rien sur le boitier mais impossible désormais de faire la mise au point sur l'objectif. Pour le reste de la semaine je change donc de focale et passe sur un 100mm dont j'ai moins l'habitude.
Day Three :
Le 100mm est un objectif macro alors autant en profiter. Sur le parking de mon boulot, j'ai repéré un petit objet abandonné, une tétine de bébé, que j'avais envie d'ajouter à ma collection d'objet abandonnés. Le soir en regardant les photos, je me rends compte que le focus n'est pas bon. L'aurais je vu avec l'écran? Pas sur. Tant pis.
Day Four :
Je retourne au même endroit et refais les photos. Cette fois j'utilise l'arme absolu : le testeur de profondeur de champ, en fermant le diaphrage ça passe. J'ai ma photo.
Lose something?
Win something!
Day Five, Six and Seven :
Le reste de la semaine a suivi son cours avec peu d'occasion de photos, mis à part quelques portraits de famille comme celui-ci, toujours sans écran :
L';artiste
Difficile quand même d'expliquer que non je ne peut pas montrer la photo tout de suite.
Conclusion (provisoire)
Se passer de l'écran de contrôle pour une semaine est un bon moyen pour en mesurer toute sa valeur ou son inutilité.
Inutile il l'est bien souvent. Je ne parle pas de cette aberration d'afficher automatiquement la photo après le déclenchement, mais dans la plupart des cas il vaut mieux faire confiance à son oeil que d'essayer de voir si la photo est bonne sur un tout petit écran mal réglé. On perd du temps, on essaie de refaire la photo que l'on voulais faire, bref on n'avance pas vraiment.
La valeur de l'écran par contre apparaît dans d'autre cas. La première est de pouvoir partager immédiatement une photo prise. Avec les enfants ça marche bien, même s'il sont tellement pressé de voir la photo qu'ils n'attendent même pas le déclenchement. Je pense aussi qu'un écran est utile quand on essaie d'appréhender la lumière, qu'elle provienne d'un flash, ou bien qu'elle soit naturelle. Cependant il faut essayer de rapidement en tirer des enseignements.
Pour ma part, j'ai vraiment adoré cette petite semaine. Au début je me suis dit "je fais de l'argentique, j'ai enlevé l'option affichage immédiat sur mon appareil, que vais je ressentir de nouveau?" et puis finalament, il y'a beaucoup d'enseignement à en tirer. Tout d'abord, j'ai apprécié de ressentir cette frustration de ne pas voir la photo immédiatement. Je me suis rendu compte que je passais sans doute trop de temps à regarder les photos sur mon petit écran, et ne pas vraiment apprécié ce moment où commence l'éditing. Cette expérience sera sans doute à renouveler. J'ai aussi pris conscience que ma façon de prendre des photos pouvait être un peu plus fluide, plus naturel, sans quelques chimping pour vérifier mes prises. Là aussi c'est à renouveler très rapidement.
En bref, un challenge intéressant à tenter maintenant sans le gaffer our pouvoir profiter de l'étendu complète de mes options.
Merci à Monsterfred pour avoir posté l'idée de ce défi et me redonner l'occasion de bloguer un peu. je suis encore un peu rouillé, donc il se peut que je revienne sur la formulation de quelques chapitres.

> cacher l'écran empêche
> cacher l'écran empêche d'accéder à certaines fonctions comme le réglage des isos.
Sur mon D300S j’ai accès au réglage des ISOs directement via les boutons, et je vois les valeurs s’afficher sur le petit écran en haut à droite. Je ne me souviens pas avoir utilisé les menus sur l’écran principal pour le moindre réglage lors d’une prise de vue. Et c’est plutôt agréable. :)
J’aime beaucoup la photo de ta fille.
Écran...
L'ergonomie du k200d n'est pas terrible sur ça. Je peste à chaque fois car je ne peux pas régler mes isos pendant ma prise de vue. Parfois ça serait bien utile quand je veux une ouverture particulière sans trop sacrifier en vitesse. Je dois aussi passer par l'écran pour régler la mesure d'exposition mais ça c'est moins grave.
Merci pour la photo, je vais sans doute la retraiter un peu.
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